Palantir Technologies a publié le 18 avril 2026 sur X un manifeste en 22 points, rédigé par son directeur général Alex Karp et un collaborateur, appelant la Silicon Valley à s'engager au service du complexe militaro-industriel américain 1. ⓘ
Fait central La Direction générale de la sécurité intérieure dépend de Palantir, entreprise américaine, pour son système de traitement des données de renseignement depuis les attentats de 2015 (2). ⓘ
Les attentats djihadistes de 2015 ont conduit la DGSI à réclamer un outil capable de traiter en temps réel des milliers de données hétérogènes (2) : textes, sons, images, fadettes, géolocalisation, adresses IP (2).
À cette époque, seule la Direction générale de la sécurité extérieure dispose d'un programme informatique maison capable de remplir cette fonction (2). ⓘ
Selon l'article, la DGSI redoute que la DGSE profite d'un accès partagé pour surveiller ses propres requêtes informatiques (2). [Allégation rapportée par un haut fonctionnaire cité dans l'article, non corroborée par une source secondaire indépendante.]
Palantir a été cofondée en 2003 par Peter Thiel avec des financements de la CIA (2). ⓘ
Un haut fonctionnaire témoin des débuts de la collaboration indique que Palantir a offert des licences et mis des ingénieurs à disposition gratuitement (2). [Citation paraphrasée ; la même source précise que l'objectif des Américains était de s'implanter durablement chez ce client (2).]
Les employés de Palantir n'ont pas d'accès direct aux données traitées par la DGSI, selon l'article (2). [Lien non documenté par les sources disponibles : l'existence d'un contrôle indépendant ou d'un audit technique vérifiable n'est pas précisée.]
Le même haut fonctionnaire indique que l'objectif initial était de confier à Palantir un contrat de trois ans, en attendant qu'une entreprise française soit en mesure de la remplacer (2).
En 2021, le ministère de l'Intérieur a lancé un appel d'offres pour développer un nouvel outil de traitement de données hétérogènes (2).
ChapsVision, présentée par l'article comme l'entreprise française la mieux placée pour ce relais, ne sera pas prête avant 2029 (2). ⓘ
Un ingénieur cité par l'article qualifie la situation de gâchis pour la souveraineté et les deniers publics (2). [Opinion attribuée à une source nommée fonctionnellement mais non identifiée nominalement.]
Selon ce même ingénieur, la France disposait des compétences nécessaires pour développer un système équivalent en mobilisant une centaine d'informaticiens pendant deux ans (2). [Estimation attribuée, non corroborée par une source budgétaire ou technique indépendante.]
Le ministère des Armées a dépensé au moins 100 millions d'euros pour doter la Direction du renseignement militaire du programme Artemis.IA (2). ⓘ
L'article qualifie les performances d'Artemis.IA d'encore très perfectibles (2). [Appréciation attribuée à l'article, sans source technique citée.]
La DGSI reste liée contractuellement à Palantir jusqu'à la fin du mandat de Donald Trump, selon l'article (2). Le contrat entre la DGSI et Palantir a été renouvelé pour la troisième fois en décembre 2025 (2).
L'article ne précise pas le montant du contrat renouvelé en décembre 2025. [Donnée non disponible dans la source fournie.]
L'article ne précise pas si une clause d'exclusion du Cloud Act ou un dispositif d'isolement technique (« air gap ») encadre l'accès de Palantir à l'architecture du système. [Lacune documentaire signalée.]
L'identité nominale du « haut fonctionnaire » et de l'« ingénieur » cités n'est pas précisée par l'article. [Source anonyme non corroborée, à traiter avec précaution selon la hiérarchie des sources.]